Ces îles sont actuellement au centre d'une quasi crise diplomatique entre la Corée du Sud et le Japon. Cet article va tenter de mettre à la lumière quel est l'origine et les raisons de ce "conflit".
Dokdo est composé d'une trentaine de petites îles et est situé à 87.4 km d'Uleungdo (Corée du Sud) et à 157.5 k, d'Oki (Japon) dans la mer de l'Est / mer du Japon (mer, qui fait aussi l'objet de dispute entre les deux pays. Le Japon ayant renommé la mer durant l'occupation, officiellement de nos jour les deux appellations sont utilisé même si beaucoup continue d'appeler cette mer uniquement mer du Japon. Des propositions ont été faites pour trouver un compromis, comme "mer oriental" mais ceux qui utilisent ces noms sont une minorité). Dokdo donc apparaît pour la première fois dans l'histoire de la dynastie "Shilla" (Corée) en 512 avant J.C. sous le nom de "Usankuk". Le nom "Liancourt Rocks" vient de marins Français et à été baptisé ainsi en 1849. L'île à eu bien d'autre nom en anglais mais "Liancourt Rocks" était le plus utilisé. Les Coréens, eux, on commencé à appeler ces îles "Dokdo" en 1881. "Dokdo" signifiant "Lonely Island" ou "Rock island" suivant les caractères utilisé en hanja. Et c'est en 1905 que le nom japonais devient "Takeshima".
Du coté Japonais :
Dans son histoire, Dok-do à toujours été une île Coréenne, d'ailleurs en 1896, un texte du ministre des affaires étrangères japonais reconnaît Dokdo comme faisant partie du territoire
Coréen. C'est en tout cas en 1905 que le Japon proclama que Takeshima, une île neutre, faisait désormais partie du territoire Japonais et rattaché à la province de Shimane. (Pour la
petite histoire, un pécheur japonais avait voulu demander en 1904 d'avoir l'exclusivité de la pêche autours de l'île. il pensait que lîle était Coréenne alors il avait voulu demander
l'autorisation aux Coréens mais il avait été découragé par les autorités japonaise de faire cette demande). Puis il y eu la colonisation de la Corée par le Japon, l'île devient alors japonaise au
même titre que le reste de la Corée...
Apres la défaite du Japon, les forces américaines devaient redessiné les frontières. le premier rapport avait établis que les zone disputé par le japon et la Corée (Ulleung-do, Dok-do
et Cheju-do) étaient exclue de l'autorité administrative japonaise. Il était toutefois indiqué que cette décision ne devait être interprété comme une indication de la décision finale sur la
souveraineté qui serait contenu dans le futur traité de paix. (Cela dit, aucune decision n'annule le document SCAPIN 677 qui exclue explicitement Ulleung-do, Dokdo et Cheju-do du contrôle
japonais). Le problème, c'est que le traité de paix de 1952 détermine Uleung-do et Cheju-do comme Coréen, Tsushima comme Japonais mais le sort de Dok-do n'est pas scellé... Et le conflit réside
de cette période. En effet, le Japon s'appuis sur l'omission de Dokdo pour prétendre à la territorialité des îlots. Pourtant une interpretation correcte du traité serait de considérer
Cheju, Tsushima et Ulleung-do comme des exemples et non comme une liste exausthive au vu du nombre de petites îles entourant la Corée.
En 1966, le ministre japonais des affaires étrangère a produit une étude pour prouver que Dok-do devait être Japonais. Dans cette étude (Takeshima no rekishi chirigakuteki
kenkyu (Une étude historique et géographique de Takeshima), il prétendait notamment que l'île appelé Dokdo dont faisaient référence les documents de la dynastie Choson entre 1392 et 1910
n'existait pas. Il établissait aussi que l'île n'est pas visible depuis Ullungdo et que les Coréens ne savant pas naviguer jusque cette île, ils ne pouvaient l'avoir découverte. En accord avec
cette étude, les Coréens ne connaissaient donc pas l'existence de cette île et la déclaration japonaise de 1905 était donc légitime. De plus le Japon considérait que les précédentes décisions
concernant Dokdo avaient été rendu nul par le traité de paix. Le Japon s'appuit aussi sur un décret de 1995 ratachant Dokdo à la province de Shimane en appliquant la doctrine d'occupation du
droit international. Cette doctrine autorise le rattachement d'un territoire "neutre" (terra nullius), cependant ce principe de terre neutre implique que le territoire n'était rataché à aucun
autre pays (ce qui n'était pas le cas pour Dok-do). Depuis ce jour, Takeshima est dans les registres japonais comme faisant partie de la province de Shimane. Le gouvernement japonais à
aussi autorisé les japonais à se déclarer résident de ces îles (environs 20 000 Japonais sont declaré resident de ces iles, même s'il n'y ont jamais mit les pieds.).
Du coté Coréen :
Les Coréens, eux commencent à parler de Dokdo dans des documents datant de 512 avant J.C. Plusieurs autres documents et cartes rédigées dans les siècles suivant montre Dokdo à son
emplacement actuel. Certains documents montrant dokdo ont également été diffusé au Japon. Ainsi par exemple la Teikoku Encyclopedia continue même de publier en 1905 que Dokdo est Coréen, et ce 6
mois après que les îlots aient été incorporé à la province de Shimane. Dans les années 1923 et 1930 des manuels scolaires et la marine Japonaise mentionnent Dok-do comme faisant partie de
l'ancien territoire Coréen.
Pour les Coréens, les Japonais sont donc pleinement conscient que les îlots sont historiquement Coréens, ils sont donc de mauvaise fois. De plus la décision originelle du Japon
d'inclure Dokdo comme faisant partie de leur territoire n'est pas légitime. En effet, le Japon disaient les avoir rattaché à Shimane en tant qu'îles neutres (c'est-à-dire ne faisant partie
d'aucun territoire) alors qu'ils connaissaient l'appartenance de ces îles. De plus cela intervient au moment où le gouvernement Coréen ne peut protesté car très affaibli par le "Eulsa
Agreement" qui fait de la Corée un protectorat Japonais. (N'oublions pas cela dit que ce "traité" à reçut l'apposition du sceau du ministre des affaires étrangère coréen... même si c'est l'armée
japonaise qui est entré de force au ministère pour prendre ce sceau et l'apposer...
) Les Coréens prétendent aussi ne pas avoir eu connaissance de la décision japonaise concernant l'île avant 1906 et seulement indirectement. Et a ce moment
les officiels tout comme la population ont considéré que c'était une atteinte à la souveraineté du pays. Mais à cette époque le gouvernement Coréen ne pouvait déjà plus se faire entendre. Le site
Japonais des affaires étrangères dit qu'il n'était pas nécessaire d'informer les autres pays de cette acquisition. Ce qui contraste beaucoup de l'acquisition d'Ogasawa dans le pacifique où les
japonais ont contacté les anglais et américain plusieurs fois et prévenu indirectement une douzaine de pays européen. De plus, pour les Coréens, si les Japonais pensent que l'acquisition de 1905
est légitime, alors le Japon devrait en suivant la même logique prétendre à la souveraineté de l'ensemble de la péninsule Coréenne et des territoires envahis avant la seconde guerre mondiale.
Les Coréens se basent aussi sur les décisions des forces allié avant la signature du traité de paix qui ont mentionné à au moins trois reprises que Dokdo était exclue du control
japonais et dont certaines décision n'ont été annulé par aucun document d'après guerre. Ils ont également montré que l'étude mené en 1966 est sans fondement. La photo suivante montre d'ailleurs
que Dokdo est bien visible depuis Ullungdo.
Le conflit depuis 1952
Depuis le traité de paix signé en 1952, Dok-do est donc disputé teritorialement ce qui à créé divers conflit au cours du demi-siècle dernier. Ainsi, entre 1953, des patrouilles de
gardes côtes Japonais tentaient et parfois réussissait à accoster à Dokdo. Des gardes côtes Coréen furent donc envoyés à Dokdo mais en Juin 53 deux navires Japonais ont reconduis 6 gardes Coréens
à leur base et les japonais ont érigé un marqueur japonais sur l'île. Lee Seung-man (aka Syngman Rhee) alors président-général en Corée du Sud ne réagit pas immédiatement car occupé par la fin de
la guerre de Corée. Mais il n'oublie pas et un an plus tard il envoi une lettre au chef de la police de la province de Kyongsang et lui promet un chargement de mortier pour les gardes côtes de
Dokdo qui pourrait être utiliser pour effrayer les navires japonais. En recevant ces armes, le chef de la police change les ordres de ces gardes côtes il ne les autorisent pas à "effrayer" les
Japonais mais à les "couler". En 54 trois navires japonais arrivent pour faire leur démonstration de force et se retrouvent ainsi sous le feu des mortiers Coréen, l'un des navire est coulé les
autres repartent en flammes. Comme on s'en doute cela a créé une crise diplomatique et le japon à même discuté plusieurs fois de créer une force armée pour "libérer" Takeshima des Coréens. Quoi
qu'il en soit, cet incident n'a fait qu'accentuer les contestations. Depuis, des gardes côtes Coréens sont stationné sur cette île et quelques bâtiments ainsi qu'un héliport y ont été
construit. L'incident à aussi certainement ralentit les efforts de rapprochements pour normaliser les relations entre le japon et la Corée.
Le traité normalisant ces relations en 1965 n'a jamais été très populaire en Corée. Le Japon n'a jamais eu à s'excuser pour son passé colonial ou ses actions contre la Corée et de
nombreuses questions ont été évitées comme les indemnisations aux "femmes de réconfort" ou bien encore la territorialité de Dokdo...
Le conflit de territorialité est ressortit lorsqu'en 1996 le premier ministre japonais à publiquement réaffirmé que les îlots appartenaient au Japon après que la Corée ai entrepris de
construire un quai là-bas. D'autres officiel Japonais en ont également parler pour flatter l'influente extrême droite Japonaise. Le ministre de la défense Coréen avait décidé d'annuler une série
d'exercices militaire près de Dokdo pour prévenir tout friction diplomatique mais a changé d'avis suite au discours du premier ministre japonais. Un peu plus tard les forces d'autodéfense
Japonaises effectuait des exercices dans la même mer en s'entraînant à la "reprise d'une île". Ils ont plus tard renommé leurs exercices "exercice de débarquement" pour évité une trop grosse
réactions des Coréen. Mais l'objectif de ces exercices ne faisait aucun doute.
En 2002, des manuels révisionnistes ont été adoptés au japon. Ces manuels très contestés en Asie,
apprennent aux étudiants japonais une version idéalisée de l'empire en leur disant par exemple que c'est la chine qui est à l'origine de la guerre entre leur deux pays, que le japon à colonisé la
Corée et d'autres pays pour leur bien (disant même que la guerre a été une bonne chose pour ces pays), passant sous silence les travailleurs forcés, les femmes de réconfort, ces esclaves sexuel
obligé de se prostitué aux troupe Japonaise (entre 30 000 et 300 000 femmes, à 90% Coréenne selon les estimations). Bien sur Dokdo apparaît dans ces manuels comme Japonais et ne fait même
pas état du fait qu'il s'agit d'îlots contesté, ou bien ils disent que les ils sont illegalement ocupé par les coréens.
Plus récemment, comme je le fais remarquer au début de l'article, Dokdo est de nouveau au centre des querelles Corée/Japon. En effet, la province de Takeshima a voté un jour spécial
"Takeshima" du nom japonais de l'île. Cela à bien sur été suivi de nombreux discours de part et d'autre de la mer de l'est/mer du japon proclamant l'appartenance de l'île à leur pays.
Bref, la question créé beaucoup de tension ces jours-ci et on est apparemment pas près de voir un changement de situation. Dokdo restera encore probablement une zone contestée par les deux pays pendant quelques années au minimum...
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